Cas vécus
Ils sont devenus Auto-Entrepreneurs :
- Séverine 32 ans, infirmière sous contrat avec l’Assistance Publique. On lui propose des vacations très bien payées la nuit dans des cliniques privées ou chez des particuliers. Auto-Entrepreneuse, elle devra obtenir une autorisation de l’AP et travailler sous la responsabilité d’un médecin.
- Thierry 48 ans, officier mécanicien dans l’armée de l’Air. Un aéro-club lui propose de prendre la responsabilité technique en statut d’Auto-Entrepreneur. L’autorisation de sa hiérarchie est indispensable.
- Jacqueline 32 ans, vient d’obtenir un diplôme pour s’occuper de personnes âgées. En avait assez de cumuler les stages et CDD dans des EHPAD (maisons de retraite). Désormais Auto-Entrepreneuse diplômée, c’est elle qui choisi ses missions dans plusieurs EHPAD, (durée, honoraires, horaires de travail)
- Ahmed, 66 ans, chef cuisinier retraité : son ancien patron lui propose de revenir, en tant qu’Auto-Entrepreneur, en renfort de la brigade pour des réceptions. Attention il doit veiller à ne pas travailler pour un employeur unique et bien rédiger un contrat d’intervention d’Auto-Entrepreneur qui exclue la position de « subordination ». Ahmed sera un « prestataire » et non pas un salarié déguisé en Auto-Entrepreneur.
- Marie, 67 ans, fonctionnaire retraitée peint des aquarelles qu’elle vend lors d’expositions. On lui impose de se déclarer à « la Maison des Artistes » pour pouvoir exposer. Elle s’inscrira désormais dans les expos avec son n° de Siret d’Auto-Entrepreneuse.
- Eric, 22 ans, étudiant en informatique. Vends désormais ses conseils aux particuliers qui veulent vendre des objets sur Internet (eBay, Price Minister, etc.). Tout frais et charges payés il émarge déjà à une moyenne de revenu net de 940 €/mois
- Bernadette, 40 ans, mère de famille, diplômée de psychologie animait des « groupes de paroles » lors de réunions d’appartements. Faute d’un statut précis elle ne percevait que des « dons ». Aujourd’hui Auto-Entrepreneuse elle peut organiser officiellement, avec publicité, ces réunions dans son quartier.
- Francis 57 ans, professeur de musique a dû, pendant plus de 25 ans pratiquer son enseignement musical en créant sa propre association Loi 1901 et cotisant parfois au régime « d’intermittent du spectacle ». Auto-Entrepreneur il peut aujourd’hui donner des cours particuliers ou collectifs contre une rémunération officielle de 50 € de l’heure 10 à 15 heures par semaine, en plus du contrat salarié mi-temps qu’il vient d’accepter d’un conservatoire municipal.
- Sonia 22 ans possède son CAP de coiffure mais ne peut s’installer dans son propre salon (profession réglementée, nécessite le Brevet professionnel et une somme conséquente pour un magasin). Auto-Entrepreneuse elle pourra créer sa clientèle de services à domicile.
- Sofiane, 29 ans, pompier professionnel, diplôme de Maître-nageur, il pourra, après autorisation de son Chef de corps, prendre des missions ponctuelles dans des piscines municipales lors de ses périodes de congés.
- Bernard, 56 ans, fonctionnaire retraité des impôts, apporte officiellement son expérience aux patrons de PME en Auto-Entrepreneur sous le code APE 7022.Z Conseil pour la gestion des affaires.
- Jacques, 30 ans, Gardien de la paix, bon mécanicien automobile, pourra accepter des vacations en tant qu’Auto-Entrepreneur chez son ami garagiste.
- Didier, 60 ans, professeur de gym retraité, animait des stages de yoga dans le cadre d’une association Loi 1901. Désormais il exercera, officiellement rémunéré, en prenant la précaution de ne pas être classifié par l’INSEE dans un Code APE lié aux professions paramédicales.
- Khader, 25 ans avait eu l’idée de livrer des petits déjeuners équilibrés dans les écoles maternelles et écoles primaires de sa commune. Impossible légalement pour la mairie de confier cette mission à un jeune sans statut. Aujourd’hui Auto-Entrepreneur, il va prendre quotidiennement livraison des produits à la cuisine centrale et les livre, dans le cadre d’un « marché public » signé par le maire.